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Why is UMK making Melodifestivalen seem old-fashioned?

Il y a encore quelques années, poser la question aurait été un blasphème pour tout fan d’Eurovision. Qui pourrait rivaliser avec le Melodifestival, A pop showcase that has been part of Swedish culture since 1958, a television war machine that has become an institution and which, despite a declining market share in recent years, is the most watched programme in Sweden every year?

Today the answer comes from the far north and it has a name: New Music Competition. Discrètement, mais sûrement, l’UMK est juste en train de ringardiser le Mello, et de devenir LA référence des sélections nordiques voire de toutes les sélections nationales…

The winners at the end of the evening. Photo credit: Miikka Varila / Yle

When Finland dares again, Sweden recycles

L’UMK 2026 a aligné cette année un line-up des plus intéressants et variés de la saison. De la pop et du son plus alternatif (Chachi), folk touches (Komiat), a dark ballad (Sinikka Monte) the thorat singing (Antti Paalanen), club influences (Kiki), a band with titles difficult to easily categorise on Spotify. There are violins, guitars, accordion, bass, choruses that shout in English and Finnish, and productions that don't ask if they are a bit “too much” or “not enough”.

En face, le Melodifestival donne de plus en plus l’impression d’être un catalogue IKEA dont seuls les numéros de pages changent chaque année. On y trouve de bonnes chansons, oui, mais il grandit chaque année un sentiment de… déjà-vu . Mêmes artistes, mêmes productions, mêmes structures musicales, mêmes gimmiks scéniques, mêmes 3 ou 4 compositeurs (Jimmy Joker, Anders Wrathov ...) that take up almost half the programme, it feels like it's going round in circles.

Le diffuseur SVT a pourtant réformé cette année le comité de sélection des artistes face aux critiques du manque de diversité mais le Mello reste un rouleau compresseur qui recycle les codes plutôt que les écraser. L’UMK lui, s’autorise encore le risque, sous l’édige de Sergio Jaén qui a assisté l’UMK comme consultant artistique l’an passé et intervient maintenant comme Directeur Artistique du concours (parmi son CV on retrouve la mise en scène des performances Eurovision comme celles de Bambie Thug, Erika Vikman, JJ, Theo Evan …). La Finlande a compris que pour exister dans la jungle des sélections nationales, il faut un point de vue affirmé, pas juste une marque forte. 

The UMK speaks to fans, the Mello speaks to a market.

And this is arguably the heart of the matter, who are these finals aimed at?

The Melodifestival isn't so much a gigantic national entertainment spectacle as it is a strategic product for the Swedish music industry. The ideal showcase for seasoned artists ready to conquer the charts. And Eurovision in all of this? A bonus, within a well-oiled system where each song is an investment as much as a performance.

A l’inverse, l’UMK semble parler aussi bien à un public local et une industrie, qu’aux eurofans délaissés du Mello. Line-up compact, lisible et diversifié, narration tournée vers l’Eurovision autant que vers la scène nationale. En bref, la question posée n’est pas seulement, “qui va cartonner sur Spotify”, mais “qui peut incarner la Finlande à l’Eurovision ?”.  Et ça change tout.

While UMK has become a natural and anticipated fixture of national selections, Melodifestivalen seems to be a show where you quickly skim through the few featured songs rather than watching all five semi-finals. 

Miriana Conte pendant l’annonce des points (répétition) – Crédit Photo Miikka Varila / Yle

The format: the little show that makes the big one unfashionable

Another key point: the format. The UMK is a single evening where all the stakes are concentrated. A tight line-up, clear stakes, optimised airtime for storytelling without unnecessary filler. 

Le Melodifestival lui, c’est 30 artistes, six semaines d’antenne, des demi-finales,  des qualifications “seconde chance”. Un format qui a fait sa force mais qui aujourd’hui, dilue l’attention, accumule de la lassitude et donne rapidement envie de passer à autre chose.  

The UMK has a format that demands 2026. Short, dense, effective.

The serious lightness of Finnish Sisu

Mais là où l’UMK fait fort, c’est son ton, un mélange entre entre rigueur et autodérision, avec le « Sisu » finlandais en force de frappe créatrice qui permet de tout prendre très au sérieux, depuis la musique, la scénographie, la production, la compétition, avec l’auto-dérision comme bouclier où l’on peut investir un budget énorme pour To put a singer in a giant denim egg. And this year was another masterclass: a mashup between Erika Vikman and JJ who sets the tone from the opening of the show, Miriana Conte et son clin d’œil aux fans lorsqu’elle remet les points sur sa balle de gym. C’est soigné, digne, ça n’est jamais filtré ni sacralisé : au pays du sisu, on préfère l’authenticité brute

Les trois présentateurs de l’UMK – Crédit Photo Miikka Varila / Yle

A l’inverse, la Suède elle, reste la reine de la finition. Production impeccable, artistes rôdés, maîtrise artistique et visuelle. Et quand le Mello sort de son aseptisation, c’est justement pour choisir … KAJ, Finnish singing group who represented Sweden in 2025! KAJ, revenu cette année en guest à l’UMK pour une version “trauma” de leur hymne au sauna. Une blague méta pour les fans et une prise de position assumée : ici on peut se moquer de soi, de ses voisins, du concours, sans jamais le mépriser.

Finland fully embraces what it has become at UMK, a country of proposals that always stand out, often hit the mark, daring gambles that impress, and bangers that aren't afraid to be loud, strange, or divisive. There's a clear desire to push projects with genuine character and let artists be themselves. While UMK has understood that life is born from chaos, Melodifestival often prefers control.

JJ et Erika Vikman – Crédit Photo Miikka Varila / Yle

So, who wins?

Le Melodifestival est un événement solidement ancré dans la culture Suédoise et va largement au-delà d’une simple sélection d’artistes pour l’Eurovision. C’est un rouleau compresseur avec des enjeux industriels et économiques gigantesques. Mais force est de constater que dans l’arène des sélections nationales Eurovision, l’UMK l’a doublé au virage. Format court, ton irrévencieux, diversité artistique, la finlande semble avoir trouvé la recette du show divertissant et moderne qui parle à 2026. Yle ose tout casser tout pendant que Svt préserve un héritage culurel.

En fin de compte, l’âme d’un concours n’est-elle pas plus importante que sa qualité technique ? Non, le Mello n’est pas mort. Oui, on aura plaisir à regarder la finale samedi soir (et à être dans la Strawberry Arena à Stockholm), mais une part de nous sait que le Mello n’est plus le « roi » des sélections nationales. Et pour retrouver son trône, il faudra qu’il regagne en magie.

Chaos is the new sexy.

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