À un mois de l’Eurovision 2026, la saison des pré-parties est entrée dans le dur avec un rendez-vous incontournable : Eurovision in Concert 2026, à Amsterdam. Plus qu’un simple concert pour les fans, c’est le premier vrai crash test grandeur nature pour les artistes en lice : voix en conditions live, premières mises en scène, connexion avec le public… bref, le moment où la “promo 2026” cesse d’être une playlist pour devenir un spectacle.
C’est aussi une étape clé pour les candidats, qui commencent à créer des liens entre eux et à mesurer, en direct, leur popularité auprès des fans. Entre confirmations attendues, surprises et premiers doutes, cette édition a donné un aperçu très concret de ce qui pourrait, ou non, fonctionner à Vienne.
C’est parti pour le débrief !
🚀 « Vienne, on a un problème »
Senhit signe la première grosse déception de la soirée. Là où le titre devrait exploser, sa voix a totalement décroché sur le fameux « superstar », laissant le public obligé de chanter à sa place pour combler le vide. Pour la qualification, le signal d’alarme est tiré : à ce niveau-là, ça ne pardonnera pas.
Même constat amer pour la Belgique. Essyla nous livre un « Dancing on the Ice »… sans glace et sans danse. C’est le paradoxe total : une promesse non tenue qui rend la prestation aussi fade qu’une pizza quatre fromages, sans fromage.
Søren Torpegaard (Danemark) souffre du même syndrome que Jonas Lovv : un artiste seul sur une scène immense, qui se contente de faire des allers-retours de gauche à droite. C’est beau, c’est propre, la voix est bien là, mais il va falloir proposer beaucoup plus pour exister à Vienne. Quant à Felicia pour la Suède, oui, c’est un club banger, mais les refrains sont plus dansés que chantés. Pour un concours de chanson, c’est quand même un sacré problème.
🏗️Un potentiel réel, mais encore du travail
On ne va pas se mentir : Akylas est l’un de nos chouchous. Solaire et attachant, il mérite sa place parmi les favoris. Pourtant, il y a un hic : son visuel. Si le fond LED de « Sing for Greece » reste aussi basique à Vienne, l’enthousiasme risque de retomber comme un soufflé. Pour convaincre au-delà du cercle des fans, il va falloir passer à la vitesse supérieure sur la scénographie.
Le cas de la France est plus délicat, et c’est presque inconfortable à écrire. Monroe est une interprète hors pair ; à 17 ans, sa maîtrise vocale est incroyable. Mais la direction artistique vue à Amsterdam frise le hors-sujet : entre les tutus datés et la chorégraphie digne d’une kermesse, ça ne colle pas. Si on ajoute à cela une chanson que certains jugent creuse (puissante mais sans émotion), on fonce droit dans le mur. Il reste un mois pour corriger le tir.
Enfin, pour Daniel Zizka (Tchéquie) et Lion Ceccah (Lituanie), on tient là deux des plus belles voix de la saison, portées par des artistes charismatiques. Problème, eux aussi sont perdus sur une scène désespérément vide. On espère vraiment que Vienne saura offrir l’écrin visuel que leur talent mérite, car pour l’instant, l’image n’est pas à la hauteur de la voix.
🌟 Les surprises : Ceux qu’on n’attendait pas à ce niveau
Alexandra Capitanescu (Roumanie) Son mélange audacieux entre métal, rock et opéra fonctionne à merveille sur scène. Même les plus sceptiques ont été conquis. Alexandra inonde littéralement la scène de sa présence ; elle est généreuse, habitée et en totale connexion avec le public. C’est la belle surprise de cette édition, et elle pourrait bien créer la surprise au classement final.
C’est la leçon de la soirée. Alors qu’on entendait pas mal de critiques sur le côté un peu « daté » du titre Italien de Sal Da Vinci face aux autres propositions de Sanremo, toute la salle s’est ambiancée. À la surprise générale, la magie opère. De toute façon, c’est la règle d’or : peu importe ce que l’Italie propose, ça finit presque toujours dans le Top 5.
✅ Les valeurs sûres : Elles confirment leur statut
Delta Goodrem : On sent tout de suite qu’on a affaire à la plus expérimentée de la promo 2026. Sa présence est impériale et son professionnalisme indiscutable. Comme Dami Im en 2016, la version live surpasse largement le studio. La seule inconnue reste technique : osera-t-elle prendre à Vienne les mêmes risques vocaux qu’à Amsterdam, une fois que la pression du concours sera à son maximum ?
Pour Tamara Živković qui représente le Monténégro, le dossier est solide. C’est carré, efficace et sans fioritures : bon chant, chorégraphie maîtrisée et une belle énergie. Pas de mauvaise surprise ici, c’est une confirmation très rassurante qu’il faudra valider à Vienne.
Enfin, Linda Lampenius & Pete Parkkonen confirment tout le bien qu’on pensait d’eux depuis la finale de l’UMK. Le potentiel est immense et, au vu de la prestation, l’idée d’une victoire finale est plus que jamais sur la table. C’est du très lourd.

