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« Choke Me » : le retour fracassant de la Roumanie à l’Eurovision 2026

Deux ans. C’est le temps qu’a duré l’absence de la Roumanie à l’Eurovision, pour des raisons budgétaires. Et en 2026 elle assure un retour… discret ? Certainement pas. Avec « Choke Me », Alexandra Căpitănescu débarque à Vienne avec un titre nu-metal assumé qui tranche immédiatement avec le reste de la sélection. Et qui ne laissera personne indifférent.

Alexandra Căpitănescu – Crédit photo EBU / Vanda Bienville

« Choke Me » : 50 fois sinon rien

« Choke Me », c’est du nu-metal complètement assumé. Des guitares puissantes, une construction qui monte, un refrain qui s’impose dès la première écoute – « choke me » est répété une cinquatine de fois dans les paroles.

Alexandra Căpitănescu n’est pas là pour arrondir les angles. La chanson a une vraie intensité musicale. On est loin des ballades mid-tempo qu’on entend souvent à l’Eurovision, la Roumanie assume son choix et c’est précisément ce qui rend le titre singuler pour cette saison 2026 !

Et en live, « choke me » résonne d’une énergie rare. Alexandra Căpitănescu s’empare de la scène, d’une présence physique qui remplit l’espace. La connexion avec le public est immédiate. Quant à sa voix, elle a fini par convaincre les plus sceptiques. « choke me » c’est un passage lyrique puissant, inattendu, qui propulse la chanson sans une toute autre dimension. En studio, le titre est fort. Sur scène, il devient autre chose.

Voice of Romania, Master de physique… et Eurovision

Alexandra Căpitănescu n’est pas une inconnue en Roumanie. Elle remporte The Voice of Romania en 2023 puis enchaîne avec un premier EP « Căpitnu » et une série de singles écrits avec son groupe, avant de se produire dans les grands festivals du pays. Ce qui la définit autant que la musique ? Elle est étudiante en Master de physique à Bucarest, et se destine à une carrière de physicienne médicale. Sur scène, cette rigueur se ressent et ses performances sont connues pour allier exigence artistique et émotion.

La micro-polémique qui n’a pas duré

Alors bien sûr, « Choke Me » a fait parler. Au Royaume-Uni notamment, le titre a suscité des réactions : le mot « choke » renvoie à un débat de santé publique encadré par la loi britannique sur la strangulation sexuelle, et quelques associations se sont emparées du sujet. Le mot « disqualification » a même circulé.

Mais soyons honnêtes : ça n’a pas duré. Comparé aux controverses Eurovision qui s’éternisent – et il y en a eu – celle-ci a été plutôt éphémère.

Ce qui reste, c’est une question plus intéressante que la polémique elle-même. Parce que Alexandra Căpitănescu l’a expliqué elle-même : « Choke Me » c’est une métaphore qui parle d’étouffement intérieur, de pression, de ce qui coupe le souffle dans une relation toxique.

Et c’est là que la lecture au premier degré d’une chanson montre ses limites. Une chanson n’est pas un tweet. Et derrière son titre anglais volontairement provocateur, « Choke Me » porte pourtant un texte ancré dans la réalité – se sentir étouffé dans la vie de tous les jours.

L’Avis de la Rédac

Choke Me c’est du rock taillé pour une grande scène, avec en surprise vocale des envolées lyriques qui surgissent là où on ne les attendait pas. Sous des airs d’Evanescence et avec une polémique en route (« Choke me » = « étrangle-moi »), la Roumanie revient après deux ans d’absence sans faire dans la dentelle. On valide.

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