Aivo Oskis : « Le meilleur moyen de ne pas se rater, c’est d’être soi-même »
À quelques jours de la première demi-finale de Supernova 2026 (Lettonie) ce samedi, nous avons rencontré Aivo Oskis. Sept ans après sa première tentative à Supernova, il revient avec « Walking Out », un titre né d’une rupture amicale toxique. Il se confie à nous sur son évolution.

Bonjour Aivo ! On est très heureux de démarrer l’année 2026 avec toi. Comment se passe l’expérience Supernova jusqu’à présent ?
C’est vraiment génial, même si je l’avoue, il y a un peu de stress. Mais c’est normal quand on veut que la performance soit parfaite. En ce moment, tout se met en place pour le staging, c’est super excitant.
Tu as déjà participé à Supernova en 2019. Quel regard portes-tu sur l’Aivo de l’époque par rapport à celui d’aujourd’hui ?
En 2019, j’étais encore un bébé. Quand je revois les images, je vois quelqu’un qui n’était pas prêt pour cette scène. Aujourd’hui, la grande différence, c’est ma motivation et ma confiance. En restant soi-même, on ne peut pas se tromper.
Quelle est l’histoire derrière « Walking Out » ?
Elle vient d’une expérience réelle, une amitié qui a tourné au toxique. C’était l’une de mes plus belles relations, mais c’est devenu irréparable car l’autre personne ne voyait pas qu’elle avait besoin d’aide. L’idée centrale, c’est de quitter un environnement malsain, que ce soit en amitié, en amour ou même au travail. Il faut savoir être « égoïste » pour se protéger.
On sent des influences très vocales dans ton style. Qui sont tes modèles ?
Petit, j’écoutais en boucle Craig David, Christina Aguilera, Mariah Carey ou Usher. C’est là que j’ai forgé mon goût pour l’agilité vocale. Aujourd’hui, mon inspiration majeure est Jessie J. J’adore sa façon de performer, elle donne tout, quitte à en faire parfois un peu trop avec les envolées vocales … et je me reconnais bien là-dedans!
On a vu Sabīne Berezina (Eurovision Junior 2005) à tes côtés pour les chœurs. Elle est une habituée de l’exercice, t’a-t-elle donné des conseils ?
On est très proches, on se connaît depuis qu’on a 15 ans. On échange énormément de conseils, que ce soit sur la musique ou sur nos vies privées. C’est une chance de l’avoir dans l’équipe.
En plus de ta carrière musicale, tu as été animateur radio en Lettonie. Est-ce que cette aisance au micro t’apporte un petit plus pour la scène ?
Absolument. Toutes mes expériences publiques, que ce soit à la radio ou en présentant des événements, m’ont aidé pour ma présence scénique. Récemment, j’ai même présenté un match de boxe ! C’était hors de ma zone de confort et j’ai dû changer de voix, mais c’était génial. Mon crédo, c’est « Fake it until you make it » : tu prouves que tu es bon, et tu finis par le devenir.

Est-ce que tu as des chansons Eurovision qui tournent en boucle dans ta playlist ?
Sans hésiter, « Tattoo » de Loreen, elle y est depuis longtemps. J’aime aussi beaucoup Käärijä pour son charisme et son énergie incroyable, même si Loreen reste la référence pour le chant.
Si tu gagnes ta place pour Vienne, quel message aimerais-tu faire passer à l’Europe ?
Je veux montrer que la Lettonie regorge de talents, malgré la petite taille de notre pays. On est là pour partager notre musique et répandre de l’amour.


![[Interview] Sissal : "La musique, c’est avant tout de partager un moment avec les gens, pas une compétition" 5 Sissal gagne le Dansk Melodi Grand Prix - Credit Michael Thygesen / Good Evening Europe](https://www.eurovisionandfriends.com/wp-content/uploads/2025/04/Sissal-wins-dmgp-390x220.jpg)




